Hebdo crypto du 10 février 2026

Chaque mardi matin, café en main, retrouvez l’incontournable du marché crypto résumé par notre équipe. 5 minutes de lecture pour rester à jour !

Les mineurs de Bitcoin se tournent vers l’IA | Minage

Le secteur du minage de Bitcoin (les entreprises qui possèdent des machines pour sécuriser le réseau) change de modèle économique. Actuellement, la rentabilité de cette activité est basse : le revenu moyen des mineurs est tombé à 0,034 $ par unité de calcul. Avec un prix du Bitcoin qui se stabilise autour de 76 000 $ et des prix de l’électricité qui restent hauts, beaucoup d’entreprises ont du mal à payer leurs factures. Par exemple, pour les machines les plus récentes, environ 52 % de l’argent gagné sert uniquement à payer la consommation électrique.

Pour compenser ce manque à gagner, plusieurs grandes entreprises de minage ont commencé à transformer leurs installations. Elles louent ou vendent leurs bâtiments et leur puissance électrique à des sociétés qui développent des Intelligences Artificielles (IA). L’IA a besoin de centres de données très puissants, exactement comme le Bitcoin, mais cette activité rapporte actuellement plus d’argent. Ce transfert de ressources a une conséquence chiffrée : la puissance totale qui sécurise le réseau Bitcoin (le hashrate) a baissé de 12 % en trois mois. Concrètement, des milliers de machines qui servaient au Bitcoin sont maintenant utilisées pour entraîner des modèles informatiques d’IA.

Source : CryptoSlate

Un plan de sécurité contre les futurs ordinateurs quantiques | Bitcoin

La société MicroStrategy, qui possède plus de 250 000 bitcoins (soit environ 19 milliards de dollars), a lancé un programme de recherche sur les risques liés à l’informatique quantique. Les ordinateurs quantiques sont des machines en cours de développement qui seront capables de faire des calculs beaucoup plus vite que nos ordinateurs actuels. À l’avenir, ces machines pourraient réussir à forcer les codes de sécurité mathématiques qui protègent les comptes de cryptomonnaies.

Même si les experts pensent que cette technologie ne sera pas opérationnelle avant 10 ou 15 ans, l’entreprise préfère anticiper. Le programme travaille avec des mathématiciens pour tester de nouvelles méthodes de sécurisation appelées « post-quantiques ». L’objectif est de mettre à jour le code informatique du Bitcoin petit à petit dans les années à venir. Ainsi, le réseau sera déjà protégé avant que ces nouveaux ordinateurs ne soient accessibles à des personnes malveillantes. C’est une étape de maintenance pour assurer la sécurité des comptes sur le très long terme.

Source : CoinDesk

La bourse CME Group propose du trading tous les jours de la semaine | Institution

Le CME Group, l’une des bourses les plus importantes où les professionnels échangent des contrats financiers, prévoit d’ouvrir ses services sur le Bitcoin et l’Ethereum 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Jusqu’à présent, ces échanges s’arrêtaient le vendredi soir et ne reprenaient que le lundi matin, alors que le marché des cryptomonnaies, lui, ne s’arrête jamais. Cela créait des écarts de prix compliqués à gérer pendant le week-end.

En plus de ce changement d’horaires, le groupe travaille sur la création d’un jeton numérique interne. Ce jeton permettrait aux banques et aux fonds d’investissement de transférer de l’argent ou des garanties de manière instantanée, même le dimanche soir. En utilisant la technologie de la blockchain, le CME veut caler le rythme de la finance classique sur celui d’Internet. Cela évite d’attendre l’ouverture des bureaux et le traitement manuel des banques pour finaliser des opérations financières importantes.

Source : Decrypt.co

La banque UBS propose l’achat de cryptos à ses clients | Adoption

La banque suisse UBS, qui gère l’argent de très nombreux clients à travers le monde, a commencé à intégrer le Bitcoin et l’Ethereum dans ses services officiels. Les clients de la banque peuvent maintenant acheter ou vendre ces actifs directement depuis leur application bancaire habituelle, de la même manière qu’ils achèteraient des actions d’entreprises ou des devises étrangères.

Le service est d’abord lancé en Suisse pour une phase de test, avant d’être proposé dans d’autres régions comme l’Asie ou les États-Unis. La banque s’occupe de toute la partie technique : elle achète les jetons, les sécurise dans ses coffres numériques et s’assure que tout respecte la loi. C’est un changement de méthode important car cela permet aux personnes qui ne sont pas à l’aise avec la technologie d’investir dans les monnaies numériques sans avoir à gérer eux-mêmes des codes secrets ou des plateformes complexes.

Source : Decrypt.co

Une volonté de simplification pour le réseau Ethereum | Ethereum

Vitalik Buterin, le fondateur du réseau Ethereum, a expliqué qu’il souhaitait rendre l’utilisation de son système plus simple pour le grand public. Aujourd’hui, pour que les transactions coûtent moins cher, les utilisateurs doivent souvent passer par des réseaux secondaires (appelés Layer 2). Cependant, ces systèmes obligent souvent les gens à faire des manipulations techniques difficiles, comme déplacer des fonds d’un réseau à un autre, ce qui peut causer des erreurs.

L’objectif affiché pour 2026 est de renforcer le réseau principal d’Ethereum pour qu’il puisse traiter beaucoup plus d’opérations par lui-même, sans avoir besoin de ces étapes intermédiaires compliquées. Vitalik Buterin souhaite que l’envoi d’argent sur Ethereum devienne aussi simple que l’envoi d’un message texte. Il demande aux développeurs de se concentrer sur l’expérience utilisateur afin que la technologie disparaisse derrière la simplicité d’utilisation, tout en restant très sécurisée.

Source : CoinAcademy