L’hebdo crypto du 7 juillet 2026

Une carte Visa posée sur le clavier d’un ordinateur portable

Chaque mardi matin, café en main, retrouvez l’incontournable du marché crypto résumé par notre équipe.

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Visa, Mastercard et Coinbase rejoignent Open USD, un stablecoin qui redistribue les revenus aux partenaires | Stablecoin

Un stablecoin est une cryptomonnaie dont la valeur est fixée à 1 dollar. Aujourd’hui, deux dominent le marché : l’USDT de Tether (184 milliards de dollars en circulation) et l’USDC de Circle (73 milliards). Ce duo tient le marché depuis des années, mais un nouvel entrant tente de redistribuer les cartes.

Open Standard vient de lancer l’Open USD (OUSD), avec un modèle économique radicalement différent. La clé : les revenus des réserves ne restent pas dans la poche de l’émetteur, ils sont redistribués aux partenaires. Concrètement, quand l’OUSD est déposé en réserve, les intérêts générés (environ 3,7 % annuel sur des bons du Trésor américain) sont partagés avec les entreprises qui distribuent le stablecoin, pas gardés par l’émetteur.

Plus de 140 partenaires ont déjà rejoint le projet : Visa, Mastercard, Coinbase, mais aussi des protocoles de finance décentralisée (DeFi) comme Aave et Morpho, et des wallets comme MetaMask. Ces partenaires peuvent utiliser cette rémunération pour attirer les utilisateurs, par exemple via des rendements plus élevés en DeFi, du cashback sur les dépenses, ou des réductions de frais.

C’est une nouvelle phase dans la guerre des stablecoins. Avant, la bataille portait sur la confiance (USDT vs USDC), puis sur la conformité réglementaire (MiCA, GENIUS Act aux États-Unis), puis sur la distribution. Maintenant, l’enjeu est : qui paie le plus les utilisateurs pour détenir ses dollars numériques ?

La réaction du marché a été immédiate : les actions de Circle, émetteur de l’USDC, ont chuté de 17 % le jour de l’annonce. Le marché total des stablecoins pourrait peser 4 000 milliards de dollars d’ici 2030 selon Citi, ce qui explique l’intensité de la bataille.

Source : CryptoSlate

Le Crédit Agricole lance l’EURXT, son propre stablecoin en euros | Stablecoin

Le marché des stablecoins en euros s’étend. Après la Société Générale (EURCV), Circle (EURC) et le projet collectif Qivalis regroupant 37 banques européennes, c’est au tour du Crédit Agricole d’entrer dans la danse.

La deuxième banque française par les actifs vient de lancer l’EURXT, pour « EURO eXchange Token ». Ce stablecoin est émis par CACEIS Bank, le bras de services aux actifs du groupe, directement sur la blockchain Ethereum. Son fonctionnement est simple : chaque token EURXT est adossé à 1 euro de réserve détenu chez CACEIS Bank. L’EURXT est conforme au règlement MiCA, le cadre réglementaire européen sur les crypto-actifs entré en vigueur en 2024.

Au lancement, 20 millions d’EURXT sont en circulation, ce qui reste modeste face aux 378 millions d’EURC de Circle et aux 124 millions d’EURCV de SocGen. Mais le token a déjà servi à régler une souscription dans un fonds monétaire tokenisé d’Amundi, le plus grand gestionnaire d’actifs européen avec 2 400 milliards d’euros sous gestion. Un premier usage concret qui ancre l’EURXT dans l’écosystème de la finance institutionnelle française.

Depuis l’entrée en application des règles MiCA sur les stablecoins l’an dernier, le marché des stablecoins en euros a plus que doublé, mais il représente encore seulement 0,5 % du marché total des stablecoins, dominé par le dollar. Pour le Crédit Agricole, l’EURXT s’inscrit dans son plan stratégique « ACT 2028 » qui prévoit un virage vers la finance tokenisée.

Source : CoinDesk

Ondo Finance ajoute le droit de vote aux actions tokenisées | Tokenisation

Une action tokenisée, c’est une version numérique d’une action boursière classique émise sur une blockchain. Elle permet des règlements plus rapides, du trading 24h/24, et potentiellement un accès plus large à des investisseurs non traditionnels. Mais jusqu’ici, ces tokens manquaient d’un droit fondamental : le droit de vote aux assemblées générales.

Ondo Finance vient de combler cette lacune. En partenariat avec Broadridge, une entreprise d’infrastructure financière qui traite déjà d’immenses volumes de votes pour les marchés traditionnels, Ondo lance le vote par procuration sur plus de 250 actions et ETF tokenisés. Les détenteurs de tokens se connectent avec leur portefeuille crypto sur une version Web3 de la plateforme ProxyVote de Broadridge, consultent les documents réglementaires et les résolutions, puis votent. Les droits obtenus sont comparables à ceux d’un investisseur passant par un courtier classique.

Simultanément, Ondo lance les premiers titres tokenisés américains encadrés par un cadre juridique défini par la SEC en janvier 2026 : l’ETF S&P 500 d’iShares de BlackRock (IVV) et l’action Micron Technology. Ces titres restent conservés dans la chaîne de conservation américaine traditionnelle, et des tokens adossés à ces actifs sont émis à raison de 1 pour 1 sur Ethereum. Ces produits ne sont pas encore ouverts aux investisseurs américains.

Le marché des actions tokenisées est en pleine explosion : 1,67 milliard de dollars, 181 000 détenteurs, en hausse de quatorze fois depuis mai 2025. L’ajout du droit de vote est une étape importante pour rapprocher ces instruments des droits attachés aux titres classiques, un prérequis pour une adoption institutionnelle plus large.

Source : CoinAcademy

New York Life lance son premier fonds obligataire tokenisé avec Centrifuge | Tokenisation

New York Life Investment Management (NYLIM) gère 807 milliards de dollars d’actifs. Ce gestionnaire américain de poids vient de lancer son premier fonds tokenisé en partenariat avec Centrifuge, une plateforme blockchain spécialisée dans la tokenisation d’actifs réels.

Le fonds s’appelle NYLIM Anemoy U.S. High Yield Corporate Bond Segregated Portfolio (ticker HYB). Il donne accès à une stratégie d’obligations d’entreprises à haut rendement, c’est-à-dire des obligations émises par des entreprises moins bien notées mais offrant des taux d’intérêt plus élevés pour compenser le risque. Cette classe d’actifs est normalement réservée aux investisseurs institutionnels et professionnels.

Concrètement, la stratégie d’investissement de NYLIM reste inchangée, mais les investisseurs éligibles peuvent désormais y accéder via des tokens émis sur la plateforme Centrifuge, les souscriptions et remboursements étant réglés en USDC. Ce n’est pas accessible aux investisseurs américains pour l’instant, en raison des contraintes réglementaires.

Pour NYLIM, c’est un moyen de toucher de nouveaux investisseurs issus de l’écosystème crypto sans modifier ses processus internes. Pour Centrifuge, qui travaille déjà avec Apollo Global Management et Janus Henderson, c’est une nouvelle validation institutionnelle. Wall Street s’ouvre progressivement à la blockchain, non pour remplacer ses activités, mais pour moderniser la plomberie et toucher une nouvelle clientèle.

Source : Decrypt

Vitalik Buterin dévoile la nouvelle feuille de route d’Ethereum pour 2026-2029 | Ethereum

Ethereum est la deuxième blockchain mondiale, infrastructure de référence pour la finance décentralisée (DeFi), les stablecoins et la tokenisation d’actifs. Son cofondateur Vitalik Buterin vient de dévoiler une nouvelle feuille de route baptisée « Lean Ethereum », qui trace la direction technique du réseau pour les 3 à 4 prochaines années. Il compare l’ampleur de cette transformation à celle du Merge de septembre 2022, qui avait fait basculer le réseau du minage énergivore vers le proof-of-stake.

Trois priorités majeures ont été annoncées. La résistance quantique, d’abord : les ordinateurs quantiques, encore en développement, pourraient à terme casser les systèmes de cryptographie qui sécurisent les transactions blockchain. Buterin indique que sécuriser Ethereum contre cette menace est désormais une priorité de premier rang. La confidentialité des transactions, ensuite : aujourd’hui toutes les transactions sur Ethereum sont publiques et traçables. Buterin veut rendre possible la confidentialité programmable, pour que les utilisateurs puissent protéger leurs données tout en restant conformes à la réglementation. La scalabilité, enfin : pour traiter plus de transactions, plus vite et moins chère, Buterin envisage une nouvelle machine virtuelle Ethereum (le moteur qui exécute les programmes sur la blockchain), avec des candidats comme LeanISA ou RISC-V.

La Fondation Ethereum traverse en parallèle une réorganisation majeure : 20 % des effectifs ont été licenciés le mois dernier, le budget réduit de 40 %, plusieurs dirigeants ont quitté leurs fonctions. Certains experts estiment que le calendrier de 3 à 4 ans est trop lent, et soulèvent l’absence de mesures pour améliorer la tokenomics de l’ETH, dont le cours continue de reculer dans un marché globalement baissier.

Source : CoinTelegraph

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